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Le Problème de la France, c'est Son État

Par Marc Sauvage, le

Avec l’État Français, pas besoin d’ennemis. L’État français obèse étouffe sa population et son économie. Voici pourquoi.

Le coût caché de l’État

Prenons un exemple simple: un salarié français qui gagne 3000 euros nets par mois.

Que signifie 3000 euros nets? C’est ce qui reste après paiement des charges salariales (retraite, santé, etc.). Une rémunération décente pour une grande partie des salariés.

Mais combien coûte vraiment ce salarié à son entreprise?

Pour que ce salarié reçoive 3000 euros nets:

  • Son salaire brut est d’environ 3853 euros (avant charges salariales)
  • Avec les charges patronales, son coût total employeur monte à environ 5323 euros

Le salarié doit générer au MINIMUM 5323 euros de valeur ajoutée chaque mois juste pour financer son poste. Et ce montant n’inclut pas:

  • Le coût des locaux, équipements, matériel, outils de production, stocks
  • Les impôts sur les sociétés, taxes diverses, cotisation foncière
  • La marge de l’entreprise

Conclusion: Ce salarié payé 3000 euros nets doit probablement générer au moins 8000 euros de valeur ajoutée pour être rentable. Et sur ces 8000 euros, il ne touche que 3000 euros.

Pas mal, non? C’est le modèle français.

Un système étouffant pour tous

Pour survivre, les entreprises doivent réduire les coûts ou presser les salariés. Stagner les salaires, limiter les embauches. Réduire les locaux et les investissements. Ou bien: augmenter la productivité à tout prix, heures supplémentaires non rémunérées, licenciements, stress généralisé, impact sur la santé.

Ce système est insupportable pour les entreprises et pour les salariés.

Et ce qui reste des 3000 euros nets du salarié? Il doit encore payer:

  • L’Impôt sur le Revenu
  • La TVA: 20% sur tout ce qu’il consomme
  • Les taxes sur l’énergie: 70 centimes par litre d’essence
  • À sa mort: jusqu’à 60% de droits de succession sur son patrimoine

Le système est insupportable, à la fois pour les entreprises et pour les salariés.

Bayrou persiste et signe

Plutôt que de corriger ce poids, le gouvernement Bayrou envisage de rehausser encore la fiscalité.

Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises. C’est déjà un miracle qu’elles arrivent à en réaliser dans ce contexte.

Contribution différentiée sur les hauts revenus pour les foyers dont le revenu fiscal excède 250 000 euros (personne seule) ou 500 000 euros (couple).

Taxe sur les rachats d’actions.

L’objectif? Récupérer quelques milliards. Mais aucune réforme significative pour réduire les dépenses publiques. Et l’État ne comprend pas que chaque taxe se répercute finalement sur les salariés.

La France, contre-exemple mondial

Tous les autres pays réduisent leur fiscalité et le poids de l’État. La France fait exactement l’inverse.

Aux États-Unis, Trump souhaite baisser la fiscalité. L’Allemagne trouve son imposition sur les sociétés non compétitive et veut la baisser. Au Portugal, l’imposition sur les sociétés baisse de 21% à 15%, jusqu’à 12,5% pour les PME.

Et la France? Elle continue d’augmenter les prélèvements. Elle plombe sa compétitivité. Elle décourage toute initiative privée. Elle écrase l’optimisme de sa population.

Voici comment évolue la croissance française avec le pourcentage des prélèvements obligatoires: plus on taxe, moins il y a de croissance.

Conclusion

Le problème n’est pas l’existence d’un État, mais cet État obèse et inefficace qui impacte nos vies et nos entreprises sans offrir de résultats. Et nous sommes tout de même en déficit budgétaire!

D’autres pays prennent des mesures pour alléger le poids de l’État. L’Argentine de Milei. Les États-Unis de Trump. J’espère que ces idées feront leur chemin en France et ouvriront la voie aux réformes indispensables.

Et toi, crois-tu que l’État français peut se réformer?


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