Fiscalité

Et si on inventait l'impôt dégressif ?

Par Marc Sauvage, le

On va parler d’un sujet qui divise, surtout en ces temps de disette budgétaire, et qui est au cœur de notre société : l’impôt sur le revenu.

Et si je te disais qu’on pourrait complètement repenser notre système fiscal pour booster la France, garder nos talents, et donner un coup de pouce à tout le monde ?

Oublie tout ce qu’on t’a appris sur l’impôt progressif. Aujourd’hui, je te propose une idée qui change des débats “taxons plus” pour aller vers le “taxons mieux” : l’impôt dégressif.

Intrigué ? Accroche-toi.

L’impôt sur le revenu aujourd’hui

Ton impôt est calculé avec un système progressif, découpé en plusieurs tranches.

Plus ton revenu grimpe, plus le taux d’imposition de la tranche au-dessus augmente.

En 2025, la première tranche est à 11 %, la deuxième à 30 %, la troisième à 41 %, et pour les plus hauts revenus, ça monte jusqu’à 45 %, sans oublier les prélèvements sociaux et les contributions “exceptionnelles”.

En théorie, l’idée est simple : faire reposer la solidarité nationale sur les épaules des plus riches.

Mais en pratique, ce modèle a un gros revers : il décourage le travail et l’investissement, et pousse souvent les talents et les capitaux à s’envoler hors de France.

Une petite histoire pour bien commencer

Imagine Marc, un entrepreneur français à succès.

Il a monté une startup qui cartonne, mais à cause des impôts, il paie plus de 40 % sur une grosse partie de ses revenus.

Résultat ? Il plie bagage et s’installe à Dubaï, où l’impôt sur le revenu est… zéro.

Sa boîte prospère, mais ses emplois, ses investissements, son énergie, et surtout sa bonne humeur, tout ça profite à un autre pays.

Marc n’est pas un cas isolé : en 2023, 42 000 Français ont quitté le pays, souvent pour des raisons fiscales.

Et si on pouvait les convaincre de rester avec un système plus malin ?

À quoi ressemblerait cet impôt ?

Voici une proposition :

0 à 20 000 euros de revenus annuels : 0 % d’impôt. Nada. Cet argent sert à payer le loyer, les courses, la vie. À ces niveaux de revenus, on est en mode “survie”, il ne faut pas rendre la vie plus difficile avec de la fiscalité supplémentaire.

20 000 à 50 000 euros : 20 % d’impôt. Un taux raisonnable pour les classes moyennes, qui leur laisse assez pour vivre confortablement et épargner un peu.

50 000 à 100 000 euros : 15 % d’impôt. On allège la pression sur les cadres, petits entrepreneurs, freelances.

Au-delà de 100 000 euros : 10 % d’impôt. Les gros revenus (patrons, investisseurs, stars de foot ou stars tout court) paient moins en pourcentage, mais plus en volume, car ils restent en France et font tourner l’économie.

Exemples : Sophie, employée à 30 000 euros par an, paierait 2 000 euros d’impôt (20 % sur les 10 000 euros au-dessus de la tranche exonérée). Marc, entrepreneur à 200 000 euros par an, paierait 12 500 euros (20 % sur 30 000 euros + 15 % sur 50 000 euros + 10 % sur 100 000 euros).

Sophie garde plus pour vivre, et Marc est motivé à investir ses bénéfices en France. Tout le monde y gagne !

Pourquoi un impôt dégressif ?

Ce système n’est pas là pour faire des cadeaux aux riches, mais pour créer une dynamique où tout le monde profite.

Booster le travail et l’innovation : Quand tu sais que chaque euro supplémentaire est moins taxé, t’as envie de bosser plus, de lancer ta boîte, ou d’investir. Beaucoup de médecins préfèrent ne pas travailler un jour par semaine plutôt que de voir le fruit de ce jour entièrement taxé.

Attirer les talents et les capitaux : La France perd des entrepreneurs, des sportifs, et même des rentiers qui vont s’installer en Belgique, au Portugal ou en Italie. Un impôt dégressif ferait de la France un aimant pour les talents et les investisseurs. Leurs dépenses, leurs projets, leurs emplois resteraient ici.

Financer l’essentiel, pas le superflu : Les impôts collectés iraient aux fonctions régaliennes (police, justice, défense) et à un filet de sécurité de base : santé publique, éducation de qualité, retraite minimale. Pas besoin d’un État-providence XXL qui coûte une fortune.

Arrêter la fuite des cerveaux : En 2023, 60 % des jeunes diplômés en ingénierie envisageaient de travailler à l’étranger, souvent à cause de la fiscalité. Un système dégressif leur donnerait une raison de rester et de bâtir leur avenir ici.

Et les inégalités ?

Tu te dis peut-être : “OK, mais est-ce que ça ne va pas creuser les écarts entre riches et pauvres ?”

Bonne question !

À première vue, taxer moins les hauts revenus peut sembler injuste.

Mais en réalité, ce système pousse les riches, et surtout ceux qui entreprennent, à rester et à investir en France. Leurs projets créent des emplois, leurs dépenses font tourner les commerces, et leurs impôts (même à 10 %) rapportent gros, car ils sont plus nombreux à payer.

Résultat : plus de richesses pour tout le monde, et moins de précarité grâce au filet de sécurité financé par ces impôts.

C’est du gagnant-gagnant.

Un modèle qui a fait ses preuves ailleurs

Ce n’est pas juste une idée en l’air.

Des pays comme Singapour ou les Émirats arabes unis ont des systèmes fiscaux allégés pour les hauts revenus, et ils attirent des fortunes du monde entier. Singapour a un taux d’impôt maximal de 22 %, et pourtant, son PIB par habitant est parmi les plus élevés au monde. En France, avec un taux marginal à 45 %, on perd des talents et des capitaux.

Alors, pourquoi ne pas tenter une approche qui récompense l’effort et attire la richesse ?

Les objections

“Ça favorise les riches !”

Pas vraiment. Les riches paient moins en pourcentage, mais plus en volume, car ils restent en France. Et leurs investissements créent des opportunités pour tous.

“L’État n’aura plus assez d’argent !”

Faux. En attirant plus de contribuables (entrepreneurs, investisseurs), on collecte plus, même avec des taux plus bas. C’est la logique du “moins taxer, plus collecter”.

“Et les services publics ?”

On finance l’essentiel : santé, éducation, sécurité. Mais on arrête de gaspiller dans des programmes inefficaces. L’État doit être au régime.

Conclusion

Ce modèle bouscule les habitudes et les idées reçues.

Mais n’est-ce pas exactement ce dont nous avons besoin pour relancer notre pays ?

Penser le monde différemment, c’est ce qui nous permettra de créer une économie plus forte, d’attirer les talents et de redonner de l’espoir à tous.

Et toi, t’en penses quoi ?


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